La Route des Vins d’Alsace à vélo : mes 5 coups de cœur sur une journée à deux roues !
La Route des Vins d’Alsace à vélo
mes 5 coups de cœur sur une journée à deux roues !
Je vous propose aujourd’hui une escapade à vélo au départ de Colmar pour en prendre plein les yeux ! Au programme de cette superbe journée : longer la Route des Vins d’Alsace et traverser les vignobles sur une boucle d’environ 60 kilomètres, entre Plus Beaux Villages de France, rencontres, bonnes adresses et paysages à couper le souffle.

Eguisheim, Riquewihr, Hunawihr ou encore Bergheim rythment cette journée à vélo, avec une signalétique vraiment facile à suivre. Et ne pensez surtout pas que les vignobles alsaciens sont plats ! Ma boucle affiche environ 520 mètres de dénivelé positif. Ça grimpe régulièrement entre les villages, mais c’est justement ce qui fait tout le charme du parcours : on prend de la hauteur et on découvre les maisons, les clochers et les vignes sous un tout autre angle.
Et il y a quelque chose que les photos ne pourront jamais raconter : l’odeur des vendanges ! En ce début septembre, on sent déjà le raisin fraîchement pressé et les premières fermentations autour des caves. Riesling, Pinot Noir, Gewurztraminer… l’Alsace vit au rythme des vendanges !
Voici mes 5 coups de cœur de cette journée.
Eguisheim, forcément !
Difficile de commencer cette journée autrement que par Eguisheim ! Dès que l’on entre dans le village, on comprend immédiatement pourquoi il fait partie des endroits les plus connus d’Alsace.
Les maisons à colombages colorées s’enchaînent autour des petites rues concentriques, avec les remparts, les fontaines et cette architecture alsacienne qui donne envie de s’arrêter tous les vingt mètres pour prendre une photo. Au cœur du village, on retrouve également l’histoire de Léon IX, né à Eguisheim au début du 11e siècle et devenu pape en 1049.
Et puis il y a évidemment le fameux pigeonnier, l’un des spots les plus photographiés du village. Avec ses maisons colorées et ses ruelles, on comprend facilement pourquoi Eguisheim alimente depuis longtemps les comparaisons avec l’univers de La Belle et la Bête.
Petit conseil si vous faites comme moi le parcours à vélo : certains secteurs du centre et du chemin des remparts se découvrent tranquillement à pied. Aucun problème : on descend du vélo, on le pousse et on profite !





Niedermorschwihr, son clocher complètement tordu… et une belle pause gourmande !
Quelques kilomètres plus loin, changement d’ambiance avec Niedermorschwihr, un petit village niché au milieu des collines et des vignobles alsaciens.
Mais avant même de poser le vélo, levez les yeux !





Le clocher de l’église Saint-Gall est complètement torsadé. C’est ce qu’on appelle un clocher tors, avec une flèche qui tourne sur elle-même. Et ce n’est vraiment pas courant : on en compte environ 200 en Europe, dont 65 en France. Celui de Niedermorschwihr possède même une particularité supplémentaire puisqu’il est présenté comme le seul clocher tors du Grand Est.
Après quelques kilomètres de vélo, c’était surtout le moment parfait pour une vraie pause alsacienne au Caveau Morakopf.
Au menu: munster au four ou jambonneau et pommes de terre. Pas forcément le repas le plus aérodynamique pour repartir sur le vélo… mais quel bonheur !
Cette winstub alsacienne est une véritable institution locale. Le chef Lukas a notamment travaillé auprès de grands noms de la gastronomie et avait obtenu très jeune une toque au Gault & Millau en Autriche.
De quoi reprendre quelques forces avant de repartir dans les vignes !
Dans les caves du Domaine Jean-Baptiste Adam avec Laure Adam
Faire la Route des Vins d’Alsace sans pousser la porte d’un domaine viticole serait quand même une petite hérésie !
Direction donc Ammerschwihr pour découvrir le domaine Jean-Baptiste Adam, une maison familiale dont l’histoire remonte à… 1614 ! Quinze générations se sont succédé ici dans les vignes et dans les caves. Autant dire qu’en matière de vin d’Alsace, il y a un peu de savoir-faire derrière tout ça.
J’ai eu la chance de visiter les lieux avec Laure et de suivre le parcours du raisin depuis le pressoir jusqu’à l’élevage du vin.
Et surtout, il faut descendre dans la cave pour découvrir les énormes foudres de chêne. Certains sont centenaires et continuent encore aujourd’hui à accueillir les vins du domaine. C’est assez impressionnant de penser à toutes les vendanges qui sont passées ici !
Évidemment, impossible de terminer la visite sans une dégustation.
Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris… mais aussi quelques cuvées beaucoup plus surprenantes ! J’ai notamment goûté leur vin d’orange, un Gamay — et oui, du Gamay en Alsace ! — ainsi que leur Gin maison. Trois belles surprises, avec des profils complètement différents… et franchement, c’était délicieux !
Une rencontre passionnante qui permet surtout de mettre des visages, une histoire et beaucoup de savoir-faire derrière les bouteilles que l’on croise tout au long de la Route des Vins d’Alsace.





Beauvillé : un savoir-faire alsacien qui m’a vraiment surpris
Autre découverte complètement différente pendant cette journée : Beauvillé, à Ribeauvillé.
Je connaissais évidemment Ribeauvillé pour son patrimoine, ses maisons alsaciennes et ses vignobles, beaucoup moins pour son histoire textile. Et pourtant, juste à côté de l’immense manufacture se trouve un univers assez incroyable autour du linge de maison haut de gamme.





Beauvillé perpétue à Ribeauvillé un savoir-faire développé depuis plus de deux siècles par la Manufacture d’Impression sur Étoffes. Dessins, impression, choix des matières, fabrication… la production est intégrée ici, en Alsace, et la manufacture a obtenu en 2009 le label Entreprise du Patrimoine Vivant.
J’ai eu la chance de rencontrer une partie de l’équipe qui fait vivre ces lieux et de découvrir leur petit musée installé au cœur du magasin.
On y retrace l’histoire de la manufacture, les techniques d’impression et l’évolution des collections au fil du temps. Le musée a d’ailleurs ouvert en 2023.
Et ce que j’ai particulièrement aimé, c’est justement de retrouver au milieu d’une journée vélo une entreprise qui raconte, elle aussi, une facette du patrimoine alsacien.

Rouler au milieu des vignobles autour de Bergheim
Et finalement, mon dernier coup de cœur est peut-être le plus simple : le parcours lui-même.
J’ai adoré cette boucle parce qu’il se passe constamment quelque chose. Un village, une cave, une montée au milieu des vignes, un clocher, une maison à colombages… pratiquement tous les cinq kilomètres, il y a une nouvelle raison de poser le vélo.
Après Ribeauvillé puis Bergheim, le profil devient progressivement beaucoup plus tranquille pour revenir vers Colmar. On retrouve notamment l’itinéraire de l’EuroVelo 5, qui traverse une partie du vignoble alsacien et relie plusieurs des villages emblématiques de la Route des Vins.
Et cette fin de journée était juste parfaite.
Le soleil commençait à descendre, les couleurs devenaient plus chaudes sur les vignes et, en regardant vers les collines, je pouvais apercevoir au loin plusieurs des villages traversés quelques heures auparavant.
C’est exactement ce que j’aime avec le vélo : en une journée, on a l’impression d’avoir vécu dix petites escapades différentes.
60 kilomètres, quelques bonnes montées, beaucoup de pauses… et surtout une énorme envie de revenir !

Julien Audigier
Passionné de voyages, je souhaite partager mes aventures à travers la France à ma communauté. En rando ou à vélo, j’aime partir à la découverte de nouvelles aventures à travers des paysages grandioses. Dans ces articles, je vous présente les circuits que j’ai parcouru en Alsace, mes bonnes adresses et mes spots préférés.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
